Cette année a connu une nouveauté pour moi en matière d'élevage.

En effet, mon mari étant attiré plus vers les becs droits que les becs crochus il avait jeté son dévolu sur les petits canaris.  Moi de mon côté, aimant aussi ces petits oiseaux je fis l'acquisition d'un petit mâle gloster consor.  Ce petit était au départ en couple avec une petite femelle gloster corona qui nous quitta malheureusement prématurément.  De passage sur une bourse, le hasard me mit sur le chemin d'une petite femelle gloster consor que je décidai d'acquérir afin de donner une petite compagne à mon petit mâle.  C'est donc ainsi que je vis mon premier couple de canaris constitué.

De par les lectures de différents sites j'avais appris qu'il ne fallait jamais accoupler deux sujets gloster corona car celà risquait d'entrainer la naissance de sujet laitaux.  Par contre deux sujets gloster consor pouvaient très bien être mis en couple, de même qu'un gloster consor et un corona. 

Les deux petits furent directement attachés l'un à l'autre; le petit mâle chantait comme jamais il ne l'avait fait.

A la fin de décembre 2013, les deux tourtereaux étant particulièrement actifs je décidai de leur mettre un nid avec du coton blanc à leur disposition.  A ma grande surprise ils se mirent tous les deux au travail, amenant le précieux et confortable matériaux dans le nid qui fut complètement aménagé sur deux heures de temps...plus un seul morceau de charpille ne resta dans le fond de la cage.

Aussitôt la petite femelle s'installa dans le nid; le petit mâle lui portait la bequée et veillait sur elle de manière particulièrement touchante.  Au bout de 5 jours elle pondit son premier oeuf, suivi d'un second deux jours plus tard; au bout d'une semaine quatres oeufs avaient été pondus et étaient couvés par la petite maman; régulièrement elle tournait délicatement ses oeufs afin que les embryons puissent se développer harmonieusement sans subir une pression sur le même côté ce qui aurait inévitablement entraîné un écrasement et la mort dans l'oeuf.

Un premier petit nacquit 18 jours plus tard, suivi le lendemain d'un second, puis deux jours plus tard d'un troisième puis enfin d'un quatrième.  Quatre naissances sur quatres oeufs pondus et ce lors de leur première reproduction...un exploi des parents dont je n'étais pas peu fière. 

Je pris beaucoup de plaisir à suivre le développement de mes premiers oisillons canaris que je ne pus malheureusement pas immortaliser, mon appareil photo numérique me faisant défaut.  Les premiers clichés ne purent être réalisés que deux mois plus tard mes enfants m'ayant offert mon cadeau de fête des mères avant l'heure...un tout grand merci à eux grâce à qui je pus m'adonner à ma passion seconde pour la photographie et le traitement d'images.

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6 semaine après la naissance des petits, ce qui nous reporte plus ou moins vers le début mars, la maman commença à nettoyer le nid enlevant les souillures des petits et remettant les morceaux de coton correctement dans le nid qui prit un air de renouveau.  A ce moment les petits retournaient régulièrement dans le nid, bien qu'ils se nourrissent eux-même.  Ils réclamaient encore leurs parents si bien que je laissai le nid en place. Il faut dire que n'ayant aucune expérience j'ignorais tout à fait comment les oiseaux allaient évoluer. 

Vers le 12 mars la petite femelle, régulièrement au nid entama une seconde reproduction et pondit 4 oeufs qui comme les premiers furent très bien couvés.  Entretemps mon mari m'avait construit une petite volière qui me permettrait de séparer les petits des parents mettant ainsi les oeufs à l'abri de tout accident. 

Le 01 avril un petit vit le jour.  Un petit duvet tout blanc ne pesant rien mais bourré d'énergie.  Cette fois il me sera possible de vous faire suivre l'évolution.  Lorsque je découvris ce petit je remarquai qu'un des trois oeufs restant avait malheureusement été cassé; il était fécondé mais hélas le petit était mort en cours de développement.

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04/04/14 - le petit a quatre jour et déjà bien grandi.  Les parents nourrissent très bien.

 

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Le 07/04/14 - le petit a 7 jours; les plumes commencent à apparaître sur la queue et les ailes.  Le reste du corps est toujours couvert de duvet qui va progressivement disparaître.  Les petits yeux sont encore fermés.  Le jabot du petit est rempli à moitié, signe qu'il est très bien nourri par ses deux parents.

 

 

canaris 07 04 14

 

canaris 07 04 14

Le 15/04/14 : le petit est âgé de 15 jours; le duvet a laissé la place à de belle petites plumes complètement formées; seule la tête en présente encore quelques traces.  Il a également grandit pour devenir maintenant un beau canari.  Il dort encore beaucoup mais dégage une énergie phénoménale lors du nourrissage.

 

 

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18/04/14 : le petit est maintenant âgé de 18 jours.  Durant les trois dernières vingt quatres heures il n'a plus évolué physiquement mais a acquis beaucoup plus de mouvement.  Il se dresse à présent de plus en plus souvent au bord du nid, regardant évoluer ses parents...et puis un peu hésitant franchit le pas de la première sortie du nid, très brève mais à ma grande stupeur très précise.  Il va alors rejoindre sa maman sur le premier perchoir où il y reste une vingtaine de secondes, regardant autour de lui puis, satisfait de sa découverte il s'en retourne au nid qu'il ne quittera plus de la journée.

 

canari 18 04 14

 

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Le lendemain - 19 jours, il renouvellera l'expérience de manière plus longue, allant d'un perchoir à l'autre avant de découvrir le fond de la cage et la gamelle à graines qui, soit dit en passant ne l'intéresse pas encore. Cette sortie sera un peu plus longue que la veille. 

Ce même jour je dois séparer la maman qui, alors qu'elle vient de connaître deux couvées successives, soit 5 oisillons à nourrir, recommence déjà à retourner au nid tandis que son petit mâle se montre de plus en plus empressé envers elle.  Trois couvées successives seraient  une source d'affaiblissement ayant pour conséquence d'augmenter les risques de rétension d'oeufs, de décalcification voire même de mort par épuisement.  Le petit ayant encore besoin du nid à ce stade de son développement, je suis obligée d'opter pour cette méthode.  Je la place dans une cage disposée à côté de celle de son petit et du papa de manière à ce qu'elle puisse rester en contact et même nourrir son jeune à travers ses barreaux. Le papa qui a toujours assisté la maman dans la prise en charge des besoins de l'oisillon  prendra le relais pour terminer le nourrissage et l'éducation de celui-ci l'amenant ainsi de manière harmonieuse vers son autonomie.