Il ne faut jamais changer ce qui va bien...telle est l'adage qui me convient parfaitement pour introduire ce nouveau sujet consacré à Aby une petite femelle kakariki qui est entrée dans ma vie sans faire de bruit par un beau lundi de juillet, le 23 exactement.

Lorsque je dis qu'il ne faut pas changer ce qui va bien, je pense à la consultation des annonces de seconde main, opération que j'effectue en général plusieurs fois par jour et qui est à l'origine de plusieurs rencontres et partage que j'ai pu faire et que je ne regrette en général jamais.

Cette fois l'annonce était placée par un jeune homme dont l'évolution professionnelle l'obligeait à se séparer de celle qui avait partagé sa vie durant quatre ou cinq ans déja à savoir Aby;  lui-même l'avais récupérée alors qu'elle connaissait une bien triste vie chez des personnes sans scrupules qui ne lui avaient donné pour tout environnement qu'une petite cage placée dans un endroit tout sombre et pas fréquenté...bref un bien triste sort pour une si exceptionnelle petite créature.

Avec beaucoup d'amour il l'avait récupérée et installée dans son chez-lui qu'elle partageait en totale liberté, allant à sa guise où bon lui semblait, de la véranda au salon en passant par la chambre à coucher...bref le rêve après le cauchemard.  Dans de telles conditions d'amour, inutile de vous décrire les sentiments qu'il avait lorsqu'il dû, bien à contre coeur céder sa petite compagne. 

L'annonce stipulait qu'elle s'adressait à des personnes aimantes prêtes à assurer un avenir de rêve à un petit kakariki et la tournure du texte m'interpellat à tel point que je décidai sur le champs de me proposer.  C'est donc ainsi que nous entrâmes en contact son maître et moi d'abord par mail puis par téléphone pour terminer une semaine plus tard à mon arrivée chez lui pour faire connaissance avec Aby.

Tout avait été préparé pour que le transfert de l'oiseau se fasse dans de bonnes conditions, y compris les recommandations écrites de ce qu'il fallait faire et ne pas faire pour plaire à cette petite demoiselle.

C'est donc ainsi qu'Aby, telle une petite reine, fit sa joyeuse entrée à la maison après un retour sans encombre durant lequel elle fut on ne peut plus sage.

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Comme je l'avais promis à son maître, je tenais à ce que ses petites habitudes soient au maximum respectées et je mettais un point d'honneur à ce que la petite soit le plus heureuse possible.  Pour se faire je prévoyais dans un premier temps l'installer dans mon bureau, ainsi que sa cage ouverte en permanence, un nid en carton dans lequel elle allait dormir, , sa baignoire, ses augeds et abreuvoirs, bref toutes les  conditions requises pour qu'elle puisse   s'habituer à son rythme.  J'envisageais ensuite de lui présenter une autre petite femelle kakariki afin qu'à deux elles puissent s'amuser et pour terminer, son installation dans ma grande volière prévue pour le mois de mai 2013 quand les conditions climatiques sont agréables permettant à un oiseau d'intérieur de s'habituer aux températures extérieure.  Tout ce petit programme serait adapté en fonction du comportement d'Aby.

En fin de compte tout ne se fit pas tout à fait de la sorte.  En effet, à peine arrivée elle fut confrontée à la présence de celle que je prévoyais lui présenter plus tard et l'attitude d'Aby fut loin d'être conviviale.  En effet, dès qu'elle voyait l'oiseau s'approcher, elle gonflait les plumes de la tête et ses petits yeux prenaient un air très dissuasif.  Je décidai alors de les mettre ensemble dans la même pièce, toutes deux en liberté de manière à ce qu'elles puissent faire connaissance à leur aise.  Je les laissai donc 5 jours espérant que le temps arrangerait les choses mais ce fut peine perdue.  En effet, dès que la petite s'approchait d'Aby, celle-ci s'envolait immédiatement à l'opposé.  Je pris donc la décision de ne pas pousser plus loin les contacts et installai la petite Aby seule dans sa pièce.

Tout y avait été aménagé pour sa sécurité;  les rideaux clairs et transparents étaient tirés en permanence pour éviter qu'elle ne se cogne dans les carreaux;  toutes mes plantes vertes furent également transférées dans une autre pièce pour éviter l'ingestion de substances qui auraient pu être toxiques pour elle.

La première semaine fut organisée en fonction de mon rythme de travail professionnel.