Il y a de nombreuses années les touis célestes avaient pour moi une mauvaise réputation à tel point qu'il était hors de question que j'en possède un jour.  Cette décision était fondée sur l'information selon laquelle ces oiseaux étaient très belliqueux entr'eux allant même jusqu'à s'entretuer.  Rien qu'en pensant à ça je n'imaginais pas possible qu'ils puissent donner de l'amitié à l'humain.

Et puis un jour une connaissance en visite à la maison pour un week-end m'apportat pour me remercier de l'accueil deux couples de petits touis célestes, à mon grand désespoir, mais que par politesse je ne pus qu'accepter. 

Un des couple était de mutation verte

Verts

tandisque l'autre était bleu. 

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La particularité et l'avantage des touis est qu'ils sont directement sexables pour la plupart des mutations.  Le mâle possède en effet une zone bleue sur la tête et sous ses ailes  tandis que la femelle est de couleur uniforme. 

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male_femelle_verts

Il se fait que la petite femelle verte était une petite élevée à la main pour sauvetage et qui s'avéra être une crème à mon égard.  Son petit mâle était par contre plus sauvage mais venait néanmoins sur moi dès que sa tendre moitié s'y aventurait.  Elle avait un coup de bec délicat tandisque le sien à lui était plus fort.  L'autre couple quant à lui était plus sauvage et plus distant.

Peu de temps après leur arrivée je retrouvai malheureusement le petit mâle bleu mort, en ayant voulu passer entre deux barreaux servant de support pour l'abreuvoir de leur cage ce qui l'emprisonna la tête en bas et finit par avoir raison de sa petite vie.  Bien que n'étant pas partisane de cette espèce pour la raison énoncée plus haut, j'eus pitié de la pauvre petite femelle veuve qui se faisait rejeter de partout.  Je lui offris alors un autre petit mâle.

En même temps, du côté couple vert, bien que je n'aie pas mis de nid, la petite commença a pondre et couver 4 petits oeufs et celà dans l'endroit aussi peu confortable que peut représenter le fond d'une cage.  La dame contactée aussitôt me dit que le nid n'était pas nécessaire et puisque le processus était entamé il ne servait à rien de les déranger.  Je pûs ainsi observer leur comportement en période de reproduction;  dès que la petite femelle quittait ses oeufs pour aller se substanter, elle se faisait aussitôt rappeler à l'ordre par son petit mâle qui la repoussait vers ses oeufs en piailant puis qui s'empressait de venir lui donner la bequée.

La couvaison dura 17 jours puis un beau petit naquit.  Un beau petit tout minuscule.  Malheureusement la maman était trop affairée à couver les 3 autres oeufs  si bien que le petit n'était pas réchauffé.  Elle ne s'en préoccupait pas.  J'avais essayé à plusieurs reprises de remettre le petit à proximité des oeufs mais rien n'y fit et le petit mourut.  Un second puis un troisième petit virent le jour mais hélas aucun ne survécut.  Je n'avais malheureusement pas de couveuse à l'époque et encore moins l'expérience du nourrissage au jour 1. 

Suite à cet échec je me promis de ne plus laisser de repro de touis se poursuivre mais 15 jours plus tard lorsque la petite remit ça sur le tapis, exactement dans les mêmes conditions  je n'eus pas le coeur d'enlever les oeufs et de priver ainsi les petites vies qui s'y trouvaient probablement et cette fois je tentai de mettre un nid et d'y glisser l'oeuf dedans.  La petite maman s'y installa directement et me pondit de nouveau 4 beaux petits oeufs dont elle prit un soin tout particulier. 

Femelle_au_nid

Petite parenthèse, le couple était tellement gentil à mon égard que je pouvais ouvrir le nid et carresser la petite sans la moindre agressivité de sa part.  Elle était vraiment adorable.  Des quatres oeufs naquirent trois beaux petits dont je pus suivre le développement.

A 15 jours de vie je les retirai du nid pour prendre la relève des parents en les nourrissant à la seringue et 6 semaines plus tard ils étaient sevrés.  Les petits furent confiés à une personne que je connaissais bien et qui je savais en prendrait bien soin en échange de deux petites perruches ondulées qu'elle venait d'élever à la main par sauvetage.  En étant à sa première expérience elle ne savait pas du tout comment s'y prendre et c'est donc tout naturellement que je la guidai puisque j'en avais une grande expérience.

Quelques semaines plus tard, alors que j'avais enlevé les nids jugeant que deux reproduction d'affilée étaient suffisante pour ne pas affaiblir la maman, celle-ci me remit ça sur le tapis et me donna de nouveau 3 petits dont une femelle et deux petits mâles.  Ils furent pris en charge comme leurs ainés, d'abord par les parents puis par moi.  La petite femelle partit chez une brave dame ayant une fille qui avait une véritable phobie des oiseaux.  Quelques semaines plus tard, au cours d'un échange téléphonique pour me donner des nouvelles la nouvelle propriétaire m'apprit que sa fille était devenue très attachée à ce petit touis au point de la sortir elle-même de sa cage dès son retour du travail. 

Les deux petits mâles que je destinais également à la vente restèrent finalement à la maison sous l'insistance également miraculeuse de ma fille dont la présence de tant d'oiseaux (à peu près une centaine) avait plutôt l'art d'exaspérer.  Elle leur donna un nom, leur acheta une nouvelle cage de ses propres deniers, des jouets, une baignoire, bref tout pour qu'ils soient heureux.  Vers le mois de juin ils furent placés sur notre terrasse couverte et y passèrent tout l'été jusqu'au mois d'octobre exceptionnellement bon cette année là puis ils migrèrent chacun dans une cage de reproduction séparée où je leur mis à chacun une petite femelle de mutation différente.

On en était bien loin de mes débuts puisque mon objectif en agissant de la sorte était de diversifier mon élevage au niveau des mutations.

La mutation dite "sauvage" donc verte étant une mutation dominante je n'obtiendrais au premier tour que des oisillons verts comme leur papa mais porteurs de la mutation de leur maman.

J'achetai donc d'autres couples de mutations diverses dans le but d'obtenir des oisillons autres que verts que je pourrais associer à mes oisillons de mes deux premiers couples.C'est donc ainsi que démarra mon élevage de touis célestes  dont vous pourrez suivre le développement au fur et à mesure des naissances.


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lE DEVELOPPEMENT D'UN TOUIS CELESTE EN PHOTO

Le 13 janvier 2012 naissait un premier petit touis que nous avons décidé d'appeler Kindou (ville africaine);  il s'agit d'une petite femelle de mutation sauvage.

2 jours après, soit le 15 janvier un second oeuf éclosait et une petite créature vit également le jour.  Nous l'avont prénomée Schtroumphi car il s'agit d'un petit mâle de mutation bleue.

Un troisième petit sortit également de l'oeuf mais ne vécut hélas qu'une quinzaine de jours sans vraiment bien évoluer.

Un quatrième oeuf était fécond mais l'embryon mourut avant d'avoir découvert notre monde.

Un cinquième oeuf était blanc ( probablement le premier oeuf pondu d'après mes calculs au départ de la ponte).

C'est le développement de cette couvée que j'ai décidé de vous faire suivre.en photos.

Je dédie tout particulièrement toutes ces photos aux futurs maîtres de Kindou, des personnes bien gentilles qui sauront prendre soin de lui comme il le mérite.

                                                     

                                                                                                 Kindou le jour de sa naissance le 13/01/12

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Le 15/01/12 naissance de Schtroumphi (en dessous)

2ème touis


début des premières plumes au niveau des ailes.

Les yeux commencent à s'ouvrir

C'est en principe à ce moment que l'on doit baguer l'oisillon; avec des bagues de diamètre 3, 5.

Toutefois, n'ayant pas encore reçu mes bagues ils le furent un peu plus tard avec un diamètre de 5

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Les plumes poussent assez rapidement et apparaissent également sur le dos et la tête.

Schtroumphi à gauche et Kindou à droite

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Les couleurs apparaissent mais pas encore suffisament pour que l'on puisse déterminer le sexe.

Kindou à gauche et Schtrouphi à droite

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Schtroumphi

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Pingou est de plus en plus téméraire et arrive à grimper sur le bord de son bac

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Le 16/02/12 avec une petite copine kakariki qui leur montre comment manger les graines et qui leur tient chaud.

Les kakarikis sont réputés pour être de bons parents adoptifs en cas de problème de reproduction chez les autres espèces, allant de la couvaison de l'oeuf au nourrissage des oisillons.

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Schtroumphi à 32 jours

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Pingou à 34 jours; il commence enfin à s'intéresser aux graines de milet et à la pâtée sèche mélangée à des carottes mixées et des pommes.

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Cette journée du 02 mars 2012 est une bien triste journée puisque mon petit stchroumfi vient de s'endormir pour aller rejoindre l'autre monde.

J'ignore ce qu'il a pu avoir car il était plein de vie et mangeait bien jusqu'à ce matin où je l'ai retrouvé à la limite amorphe.  J'ai remarqué qu'il semblait avoir des difficultés à mouvoir sa petite patte gauche, un peu comme si il avait fait une atteinte.  J'ai tenté au mieux de le soigner mais en vin.  Il vient de s'éteindre dans mes mains à 23H30. 

Ce sont malheureusement les aléas de cette passion d'éleveuse et il faut bien les accepter bien que ce soient toujours des moments très durs à vivre car c'est à chaque fois un peu comme si on enlevait la vie à un enfant d'une maman..  De plus, bien que l'on connaisse ce risque, la mort d'un oisillon que l'on élève reste un moment que je vis toujours péniblement, me demandant si la mort est due à une erreur de ma part ou à une victoire de mère nature.  Schtroumphi était ma petite fierté car il était le premier que j'avais bagué et c'était mon premier petit oisillon de mutation bleue.  Petit Kindou aura été jusqu'au bout une petite soeur exemplaire la réchauffant  , le nettoyant et par moment le stimulant comme si ces simples comportements avaient pu rendre de l'énergie à Schtroumfi.  Maintenant que ce petit est mort, Petit Kindou reste seule dans sa couveuse et il n'aura plus que moi pour le caliner en attendant qu'il n'évolue et aille chez ses futurs parents adoptifs..


NOUVELLE REPRODUCTION...NOUVEL ESPOIR


Nous sommes en mai et après la dernière couvée qui s'est malheureusement soldée par trois morts, les parents ont repris le chemin du nid et m'ont pondu 5 oeufs dont trois ont donné naissance à trois beaux petits oisillons.  Le premier étant né avec 4 jours d'avance par rapport au second et au troisième.

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J'ai commencé le nourrissage du premier alors qu'il était âgé de trois semaines mais vu la différence d'âge j'ai préféré les laisser les deux plus jeunes une semaine supplémentaire auprès de leurs parents.

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J'ai donc pris le relais des parents le vendredi 25 mai pour le premier et le vendredi 1er juin pour les deux plus jeunes après avoir hésité pour le petit dernier, celui-ci étant plus petit que les deux autres et ayant à mon avis un retard entr'autre dans l'apparition des plumes.  En effet, alors que les deux autres avaient déjà les premiers picots d'où grandiraient les plumes, lui ressemblait plus à un petit poulet totalement déplumé, juste recouvert d'une peau rose et toute lisse.  Finalement, craignant un abandon des parents, j'optai pour nourrir les trois oisillons.  Je pris apparemment la bonne décision car depuis que je le nourris ce petit a très bien profité et évolue bien. Tous les trois se sont très bien habitués à la seringue et prennent entre 3 et 4 repas par jour suivant la digestion. 

A ce jour - le 09 juin, après 15 jours de nourrissage pour le premier âgé de 5 semaines et après une semaine pour les deux autres, ils prennent respectivement 6 ml par repas pour le premier, entre 4 et 5 ml  pour le second et entre 3 et 4 ml pour le troisième.  L'ainé commence aussi à s'intéresser aux graines, stimulé par une petite femelle adulte qui les a pris sous son aile protectrice.  Cette petite maman ayant connu un petit soucis avait été placée par mes soins dans la couveuse afin de lui assurer une chaleur nécessaire à son rétablissement et c'est tout naturellement et à mon grand étonnement qu'elle se rapprocha des oisillons qu'elle se mit à protéger puis à nettoyer, comme l'aurait fait la maman naturelle des oisillons au nid.

Ils sont tous trois très éveillés; le second étant toutefois un peu plus craintif que les deux autres.

A ce stade je peux dire avec certitude que l'ainé sera une petite femelle de mutation sauvage; le second sera quant à lui de mutation bleue, à mon sens un petit mâle mais il faudra attendre encore quelques jours que ses plumes aient encore grandi  un peu pour en avoir la certitude; le petit dernier, lui, pour l'instant fait durer le suspens.

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Le 12 juin, les petits continuent à bien évoluer, tant en taille qu'en comportement. 

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Les deux petites femelles étant complètement plumées n'ont plus leur place dans la couveuse où la température est maintenue à 30° pour permettre au plus petit de continuer à bien évoluer.  Je pense alors à les mettre dans leur première cage.  J'ai déjà à ce moment deux petites conures rodogasters à peine plus âgées mais dont la taille est supérieure à celle des touis donc dans un premier temps j'envisage de placer mes petits touis dans une autre cage.  Le comportement de la petite femelle verte et des petites rodogasters lors du nourrissage me font changer complètement d'avis.  En effet, alors que la petite va vers les rodogasters, celles-ci se comportent directement en parents protecteurs à son égard.

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La petite femelle bleue,, un peu plus craintive, contrairement à sa soeur a tendance à se cacher lorsque je nourris les rodogasters. Je décide donc  de l'habituer progressivement afin de ne pas la stresser inutilement.  Je la laisse donc dans la couveuse mais au moment du repas, je la nourris en premier lieu puis, tout en libérant les petites rodogasters de la cage je la caresse.  Une fois les rodogasters nourries, celles-ci étant plus calmes, je nourris la petite femelle verte qui par ses cris attire sa petite soeur  vers elle. Durant deux jours je vais procéder de la même manière ce qui affranchit la petite femelle bleue qui sera alors placée dans la même cage que sa soeur et les rodogasters.                                                            


MES MUTATIONS EN PHOTOS



La mutation sauvage est de couleur verte. 

Le mâle présente des zones de bleu sur la tête et la partie inférieure des ailes ainsi qu'au niveau du dos

La femelle est entièrement vertE

Point de vue génétique : MUTATION DOMINANTE.

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Mâle de mutation bleue

Le mâle présente une zone de bleu plus soutenu au bord des ailes et sur le dos, ainsi qu'autour des yeux

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la femelle de mutation bleue

Elle présente un bleu uniforme sur tout le corps avec une zone un peu turquoise au niveau de la tête.

Il n'y a toutefois pas de zone bleu soutenu au niveau des bords d'ailes et du dos

La mutation bleue est une MUTATION RECESSIVE et tous les jeunes seront porteurs de cette muttion.

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