Il y a quelques années, en regardant le fond de notre propriété en hiver on se serait crûs en pleinemontagneOn pouvait y voir un beau petit chalet avec d'un côté un beau sapin et de l'autre un arbuste, le tout sur fond de peupliers.  C'était un paysage magnifique digne d'une carte postale.

1

Le sapin grandissant, il faut malheureusement nécessaire de le couper et c'est la mort dans l'âme que je vis mon mari lui rendre son dernier coup de grâce ne laissant en guise de souvenir qu'un tronc nu et sans charme.

Le projet d'une belle volière m'avait depuis longtemps titillé l'esprit aussi fut-il décidé de la construire à côté de l'abri de jardin, à l'emplacement du sapin .  Son ultime vestige fut donc conservé afin d'être utilisé pour les oiseaux.  On ignorait encore comment on allait l'incérer dans ce nouveau décor bien qu'on en avait une vague idée.

La première étape fut de délimiter la surface qui serait occupée par la cette volière ce que mon mari fit à l'aide de piquets de bois et de corde.

2

L'étape suivante fut de creuser les fondations qui permettraient de couler une chappe de béton  armé afin de protéger mes oiseaux contre les nuisibles tels que taupes, rats ou autres.  Après avoir commencé à la main et devant la dureté du terrain, nous fîmes appel à un ami et son équipe qui à l'aide d'un petit bob nous firent le trou en moins de temps qu'il ne faut pour vous l'écrire.

3

 

La troisième étape fut la mise en place de bordures délimitant la surface où serait coulé le béton.

6

La quatrième étape fut la coulée de la chappe en béton réalisée avec du poussier à prise rapide. ---------------------de matière furent nécessaire. 

Une première couche fut d'abord appliquée; un grillage fut alors placé puis recouvert de la seconde couche de béton, ceci afin de renforcer la solidité de la chappe et éviter que le béton n'éclate sous l'effet de fortes gelées.

Le poussier fut alors étendu et égalisé de manière à rendre la surface la plus lisse possible.

Le tout fut ensuite mouillé afin de faire prendre le béton.

4

 

La phase de séchage dura une quinzaine de jours.  Afin de favoriser celle-ci, le béton avait été recouvert d'une bâche que nous enlevions par temps de soleil et que nous remettions par temps de pluie. 

5

 

Lorsque la chappe fut bien sèche mon mari carrela toute la surface afin de rendre plus aisé le nettoyage de la volière.  Nous avions trouvé pour ça un fond de série à coût tout à fait raisonnable. Une fois les carrelages placés ils furent rejointoyés à la raclette

carrelage_24_05_11__2_

carrelage_2

 

L'étape suivante fut le montage des panneaux de la volière.  Ceux-ci avaient été achetés à Animalis, une animalerie de Waret-La-Chaussée très diversifiée dans les produits animaliers  allant des matériaux de construction jusqu'aux oiseaux eux-même en passant par tout l'assortiment de graines et pâtées que vous pouvez imaginer.  Je remercie au passage Philippe pour sa  grande disponibilité et ses très bons conseils.

Pour cette volière 23 panneaux pleins et 5 panneaux portes furent nécessaires.

Une fois tous les panneaux mis en place et bien boulonnés, un treillis fut mis en place sur toute la surface de la toiture, afin de garantir l'intégralité de celle-ci en cas d'intempéries et empêcher ainsi la fuite d'oiseaux ou les blessures de ceux-ci en cas de bris du toit  si des averses de grelons venaient à survenir.

Le tout fut ensuite recouvert de plaques de polycarbonate de récupération d'une véranda ce qui garantit une bonne luminosité.  Celles-ci furent installées en respectant une légère pente de manière à éviter la stagnation de flaques et favoriser l'écoulement des eaux vers une gouttière conduisant les eaux de pluie dans une citerne afin de me donner de l'eau lors du nettoyage de la volière.

Pour l'été des panneaux de bamboux serons mis en place sur un tiers de la surface de manière à apporter un coin d'ombrage aux oiseaux.


carrelage_toit

carrelage_voli_re

Lorsque l'armature et la toiture furent terminées, trois des quatres côtés de la volière furent garnis de panneaux de bois traité de 8 cm d'épaisseur afin de l'isoler pour l'hiver et aussi pour protéger les oiseaux des courrants d'air.

carrelage_bois

L'étape suivante fut la mise en place des perchoirs. Certains furent fait par la fixation de barres métalliques contre le grillage entre lesquels venaient se placer les perchoirs en bois; d'autres, constitués de branches de noisettiers tortueux furent fixées au grillage, et enfin certains constitués de cordages furent boulonnés aux panneaux de la volière.

carrelage_perchoirs

carrelage_perchoirs_corde

Des amangeoires et des abreuvoirs furent alors installés en nombre.  Plusieurs modèles furent essayés et j'ai finalement retenu pour les deux des versions rectangulaires à crochets permettant de les fixer au grillage.  Une fontaine décorative fut également récupérée pour distribuer les graines et un gros pot en grès fut placé sur le reste du tronc d'arbre donnant un magnifique effet.


********************************

 

Dés que la volière fut complètement terminée les oiseaux furent enfin introduits, vers la fin mai, début juillet de manière à ce qu'ils puissent préparer un plumage d'hiver plus dense pour mieux les protéger durant l'hiver suivant.

Ils furent répartis en quatres groupes suivant les particularités comportementales des différentes espèces.

Le premier groupe fut celui des conures de différentes espèces confondues

Le second groupe fut celui des calopsittes faces blanches et de mes petites perruches anglaises auquelles sont venues s'ajouter un couple de princesses de Galle et un couple de Barraband.

Le troisième groupe fut celui des ondulées et d'un couple de rubicolores auquel est venu s'ajouter un couple de pennants

Et enfin le quatrième groupe, le plus varié fut constitué des calopsittes joues colorées, deux couples de mélanures, un couple de têtes d'ardoises, un groupe d'omnicolores, 2 perruches à collier, le tout vivant en harmonie parfaite.

Une petite précision est toutefois à apporter par le fait qu'aucun nid ne sera mis dans cette volière, ceci afin de ne pas risquer de combats pouvant être fatals.  La reproduction sera assurée après transfert des oiseaux dans des cages individuelles de reproduction le moment venu, situées dans l'abri de jardin.

*****************************************

Début novembre : Arrivée d'un couple de grands Alexandres qui, vu leur caractère particulièrement agressif envers les autres espèces a été placé dans le sas de sécurité. Un panneau supplémentaire avec porte fut donc acheté de manière à maintenir un sas tout en assurant l'isolement de ce couple. 

******************************************

Vu les conditions climatiques exceptionnellement clémentes cette année, ce n'est qu'à la fin du mois de novembre que la construction de la volière se termina par le placement de panneaux d'isolation en plexyglas devant le dernier côté de la volière.  Le choix du plexyglas a pour but d'assurer aux oiseaux une meilleure luminosité tout en les protégeant contre les courants d'air et le froid et en même temps de me permettre de voir ce qui se passe à l'intérieur de la volière sans nécessairement devoir y entrer..

100_8991

Un encadrement en bois avec renfort au milieu fut monté servant de support à la plaque de plexiglas.  4 panneaux furent nécessaires pour couvrir le pent de la volière, auxquels vinrent s'ajouter un panneau découpé pour la porte du sas. 

100_8987

Chaque panneau fut fixé au dessus par un système coulissant de manière à pouvoir enlever les panneaux à la bonne saison.

100_8988

En leur centre les panneaux sont maintenus entre eux

En dessous, une planche en bois maintenue par des blocs de béton assure le maintient des panneaux et renforce la solidité par temps de grand vent.

100_8989

100_8990

**********************************

Ce 26 décembre en allant visiter ma volière j'ai remarqué qu'une petite calopsitte avait été mordue et un doigt était blessé.

Après lui avoir prodigué les soins Rudy et moi avons placé en urgence un double treillis entre leur volière et celle des calopsittes

Malheureusement pour réaliser cette opération un transfert de mes calopsittes et anglaises fut nécessaire vers deux petites volières d'intérieur qui se trouvaient sur ma terrasse.  Le transfert par lui-même se déroula sans encombre mais malheureusement je n'avais pas vu qu'il manquait une petite porte à l'une des deux.  Je vous laisse imaginer le résultat; au moins 4 calopsittes face blanche ont repéré la faille et en ont profité pour se faire la belle.en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.  Je vous laisse aussi évaluer mon désarroi face à cette perte, non pas pour la perte par elle-même mais rien qu'à l'idée que ces oiseaux seront probablement voués à une mort certaine, à moins qu'un ange protecteur ne se place sur leur chemin les guidant soit vers ma volière, soit vers une personne qui saura en prendre soin.

MORALITE : si je peux vous donner un conseil, c'est de prévoir directement un double grillage à vos volières avant même d'y introduire des oiseaux.  Celà est valable aussi pour les parois extérieures, par protection contre les prédateurs extérieurs comme par exemple les chats dont les griffes peuvent être très dangerueuses